Parents séparés : 2 systèmes d’éducation ?

28 jan

Ombeline Becker, La voix des enfants du divorce et la Ressource n.1 des familles recomposées francophones, répond à vos questions.

Comment faire lorsqu’une éducation pré-existante se retrouve divisée par le divorce?

Nous ne le dirons jamais assez : dans un divorce, il faut faire tout son possible pour différencier l’autre en tant que « ex » et en tant que parent. En bonne intelligence l’un et l’autre, essayer de ne pas salir l’image de l’autre en tant que parent. Le respect mutuel entre parents sera la base d’un système de garde selon le bien de l’enfant et non les intérêts des parents. Ainsi qu’une assurance du maintient de la communication entre les parents.

En tant qu’enfant du divorce, je scrutais chaque instant de communication entre mes parents. C’etait vraiment important pour moi de voir qu’ils avaient ce lien là… car ce lien c’était moi ! Je me sentais plus forte de savoir que mes parents étaient sur la même longueur d’onde à mon sujet et j’appliquais d’autant plus les règles d’éducation de Maman sachant que Papa était d’accord. Autour de moi quelques autres enfants avaient leurs parents déchirés… J’étais fière de dire que les miens s’entendaient « bien ».

Un divorce veut dire une séparation du couple mais cela ne devrait pas engendrait de séparation des parents. La communication avec l’autre parent est selon moi la règle essentielle d’un futur recomposé équilibré et bienveillant pour tous.

Comment garder un trait d’union et fil conducteur entre les semaines alternées?

Ne faisant pas partie des « pro » garde alternée, il m’est toujours délicat d’en trouver des conseils constructifs ! Tout dépend du contexte de vie de chaque parent et surtout de l’âge de l’enfant… La garde alternée demande une énergie considérable à l’enfant qui peut avoir l’impression d’être « un boulet » dans les 2 maisons et de finalement n’avoir sa place nul part.

Dans le meilleur des mondes de la garde alternée, je prônerai 5 principes essentiels pour s’assurer d’un équilibre pour les enfants et les adultes, parents comme beaux-parents.

1. L’enfant doit être en âge de s’organiser et de gérer son temps plus ou moins seul.
2. Il doit avoir son espace dans chaque maison, quelque soit la taille de cet espace.
3. Chaque semaine le parent doit prévoir un moment privilégié de qualité avec son enfant.
4. Les principes d’éducation doivent être communes entre les 2 parents même si les règles de vie dans la maison diffèrent.
5. Les styles de vie doivent s’accorder autant que possible entre les 2 maisons en terme de moyens financiers, d’espace pour l’enfant et de la présence d’autres enfants.

Mettez-vous à la place de votre enfant… Que ressentiriez-vous si un de vos parents vivait dans l’abondance financière et pas l’autre ? Si d’un côté vous viviez seul avec votre parent et de l’autre avec un beau-parent et x autres enfants ? Si vous percevez qu’en votre absence la maison est plus « tranquille » ? Evitez autant que possible que l’enfant prenne la responsabilité d’un de ses parents et qu’il soit pris au piège du conflit de loyauté. Donnez-lui l’espace et la place dont il a besoin chez vous et communiquez régulièrement.

Comment gérer les punitions ? Ne pas tomber dans le trop permissif (sous prétexte de ne voir les enfants qu’une semaine sur deux)

Plusieurs écoles sur les « punitions ». Les adeptes de la bienveillance diront que la punition va dans le sens opposé du respect de l’enfant en tant qu’individu. Les adeptes de Francoise Dolto comme la Psychologue Claude Halmos que j’aime beaucoup, prôneront le système « règle – punition » afin de faire comprendre à l’enfant qu’il y a sanction quand la règle n’est pas respectée  L’avantage est de lui apprendre la loi qu’il devra respecter en tant qu’adulte sinon il sera sanctionné.

Personnellement je pense qu’un enfant ne peut pas comprendre l’importance d’une règle si :

1. Le parent n’explique pas le bien fondé de cette règle
2. Le parent ne maintient pas la règle quelques soient les circonstances
3. Le parent sanctionne pas l’enfant qui ne la respecte pas

Dans ces conditions comment voulez-vous que la parole du parent soit crédible et que l’enfant applique et intègre les règles de son éducation ?

Il existe autour de la notion d’autorité une peur et un tabou : faire du mal à un enfant ! Mais nous confondons autorité et autoritarisme… Apporter une autorité à un enfant veut simplement dire lui poser des limites et un cadre de vie. Un enfant a besoin pour se sentir en sécurité de connaitre les limites de son environnement. Il va même aller les chercher pour s’assurer qu’elles sont bien là ou les provoquer si elles n’y sont pas.

L’enfant DOIT apprendre les règles de vie en communauté pour être capable de s’intégrer dans la société et mener sa vie en tant qu’adulte et futur parent.

Une punition ne veut pas dire frapper l’enfant !!!! Je vous invite à lire sur ce sujet et découvrir différentes méthodes afin de trouver celle qui vous conviendra le mieux.

Ombeline Becker

Ombeline Becker

Coach professionnelle - Ressource n.1 des familles recomposées équilibrées et dans l’harmonie au quotidien.

Téléchargez GRATUITEMENT le guide "Les 5 étapes pour combattre sa culpabilité et reprendre son pouvoir intérieur" http://ombelinebecker.com/gratuit
Ombeline Becker

Pas de commentaire.

Laisser un commentaire