Help, je ne sais plus aimer

5 Fév

Help, je ne sais plus aimer

Quels souvenirs vous restent-ils de vos amours passés ? Une jolie résonnance au fond du cœur, comme une mélopée, ou le pire a-t-il tout submergé jusqu’à ne plus vous laisser que le goût de la douleur dans la bouche et les factures à payer ?

Combien de temps vous a-t-il fallu pour vous retrouver ? Combien d’hommes ou de femmes de la transition sont-ils/elles passé(e)s dans vos bras, nourrissant vos espoirs infondés ?

Tous les psy vous le diront, on ne passe pas d’une histoire d’amour à une autre, sans qu’il y ait au milieu un espace temps que l’on va remplir ou laisser vide, selon la tempérance du cœur. Certains vont remplir, remplir, de petites histoires, d’amourettes, de coups d’un soir, pour ne surtout pas laisser la place au vide, cet insupportable trou d’air qui nous secoue de toutes ses turbulences. Quitte à se mentir, on va tout essayer, et se méprendre. Se dire qu’on est prêt pour l’amour, de nouveau, et que malgré les coups durs et les outrageantes blessures, on est enfin disposé à entreprendre d’aimer.

Deux, trois ans ont passé. C’est écrit dans toutes les bonnes revues spécialisées. C’est la durée raisonnable qu’il faut, qui va faire qu’on n’est plus insubmersible, imperméable aux sentiments. On a rangé nos défenses naturelles, nos peurs sempiternelles, prê(e) pour la nouvelle aventure de notre vie.

Entreprendre d’aimer. Et de se laisser aimer.

Olivier, Laurence, Jérôme, Nathalie, Edgardo, Hélène, Richard, Anne-Sophie, ont fait des apparitions dans vos vies. Parfois vous avez senti comme une chamade, un sursaut au fond de votre âme, un début d’exaltation. Un homme à babord, une femme à tribord, un amour amer, un espoir à la mer. Vous n’avez finalement rien commencé. Le cœur s’est barricadé. Dedans il y a du sable et des graviers, des petits morceaux de passé encore accrochés et qui grattent, qui piquent, qui font qu’on va hésiter à se lancer. Avec ou sans bouée. Certains iront même jusqu’à penser qu’à quoi ça sert de s’attarder, de s’attacher, si c’est pour avoir mal après.

Ils sont où vos jolis souvenirs d’amour, ceux qui vous font renverser les paupières en arrière, regarder le ciel comme un champ d’étoiles cultivé rien que pour vous faire chavirer ? Que reste-t-il de vos amours, de vos instants de légèreté où vous embrassiez le monde et où vous étiez un éternel brasier ?

Le vent de la rupture est passé. Les tempêtes, les tsunamis, les raz de marée, les amarres arrachées. Et votre cœur avec.

Derrière quoi vous courrez ? Moi, je cours derrière ceux qui ne me veulent pas et fuis loin devant ceux qui veulent de moi.

Certains vous diront qu’il faut du temps au temps et qu’il ne faut rien presser. D’autres sentiront vos hésitations et emménageront dans votre appartement de peur de vous laisser du temps, pour changer d’avis. Amèneront leur brosse à dents, et leur amour portable, accroché dans l’entrée.

Pourtant tout en vous est capable de se souvenir des jolis souvenirs, des baisers, des mots doux, des petits riens qui font tellement de bien.

Vous vous en souvenez ; mais pas comme vous voudriez. Vous vous rappelez les mots, les brises soufflées sur vos joues, mais vous ne ressentez plus rien. Vertèbres d’amour cassées. Vous avez oublié le goût, l’émotion, la sensation que l’amour procure, distille. Et même si certains s’ingénient à vouloir vous le rappeler, vous avez perdu l’ingénu(e) de votre jeunesse passée.

J’ai mal de ne plus savoir aimer. Je passe de bras en bras pour essayer, voir si enfin je vais savoir de nouveau me laisser porter, transporter. Mes douleurs d’avant n’expliquent pas tout, et je voudrais encore pouvoir tomber.

Tomber amoureux (-se). Avoir seize ans, vingt ans, dans mon cœur. Ne plus avoir peur.

Et vous, vous vous souvenez comment on fait ?

 

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