Dans la solitude des champs de coton

6 Mar

 

Dans la solitude des champs de coton*

Depuis ce matin, c’est l’effervescence, la fête, il règne un esprit de soulagement, proche de l’extase… Vous avez deviné pourquoi ? Parce que c’est le week-end non de bleu. Mais oui, ce mot qui ne signifie rien jusqu’à sa veille. Et là, on y est ! Ouais, on y est… Et là, c’est le moment de l’aveu, oh rien de dingue mais quand même… A lire la béatitude des collègues et le compte à rebours général des heures qui restent, dire que l’on n’ a rien prévu de dingue, qu’à priori votre lit va vraisemblablement être votre meilleur ami (après Rose le chat of course), y a comme un petit malaise… Quoi ! Tu ne fais rien ? Mais t’as pas d’enfant et tu as plein d’amis, ne me dis pas que tu ne vas en profiter : les apéros qui se prolongent, l’éventuel petit coup du samedi soir… « En tout cas si j’étais à ta place… ». Ben justement, ça tombe mal, tu n’y es pas à ma place. Et si tu dois amener Kevin au foot, Thiffany à la danse et faire des courses pour 12 (ils sont en pleine croissance tu comprends…), je m’en fiche un peu. Pour la peine, je ne vais même pas faire le ménage. Mais depuis ma sieste et ma grande inutilité, je penserais à vous, promis ! Allez, sans rancune, à tous et toutes un excellent week-end. Du fond du cœur. La semaine prochaine, je vous parlerai de sexe, de crèmes de jour et des élections françaises (il y a un intrus) .

* Grâce à la faveur qui m’est faite de communiquer avec vous, je profite pour partager avec vous mon dada : les livres, Chaque chronique aura pour titre un ouvrage en lien avec ma chronique, Cette semaine, je vous propose « Dans la solitude des champs de cotons », pièce écrite par Bernard-Marie Koltès en 1986. C’est âpre, rugueux, à l’image du thème que l’on pourrait résumer sur les rapports humains dès qu’il est question de dépendance ou d’échange. La difficulté du texte est amplement récompensée par ses fulgurances. Sinon, il reste Marc Lévy !!!

Ed. de minuit.

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