Bonne chance pour 2017 ! (les vœux d’une quadra)

15 Jan

Bonne chance pour 2017 ! (les vœux d’une quadra)

Lorsque l’on entre dans la quarantaine on s’imagine que les jolies choses de la trentaine (mariages, naissances et j’en passe) continueront à égayer nos années… Que nenni !!! Les cops ne vous appellent plus pour vous annoncer qu’elles épousent Marc, Sébastien ou René, ou qu’elles sont enceintes de quelques semaines. Non !

Entre amies débute la farandole de récits d’infidélités, de divorces et de maladies. On lit dans les magazines que les quadras d’aujourd’hui sont les trentenaires d’hier. Laissez-moi pouffer ! Bien sûr, nous nous habillons comme nous en avons envie, nous ne rendons de compte à personne (à notre boss et notre banquier un peu quand même), nous sortons en boîtes, spritzons à gogo entre nanas, fêtons nos enterrements de vie d’épouses et vivons comme nous l’entendons. Mais, parce que oui il y a un mais, tous les vêtements ne nous vont plus aussi bien et on doit composer entre nos envies et ce qui convient à nos formes, il y a souvent, trop souvent un décalage entre l’esprit et le reflet de nos miroirs, ce traitre. La peau qui change, la cellulite (ça va si bien aux oranges, pourquoi pas à nous ???) qui s’installe, le poids aussi et il est bien plus difficile à perdre, l’imbécile. On met une semaine à se remettre d’une nuit blanche, voire on ne s’en remet jamais vraiment. Et j’en passe car la liste est longue, trop longue, tellement longue, chienne de vie !

Nous ne nous retrouvons plus au Baby’s lounge (qui s’en souvient ? c’était génial ce truc !), mais on brunche un dimanche sur deux (gardes obligent) dans un resto branché, se racontant nos vies, les jolies choses qui nous arrivent (ben oui, c’est pas que l’horreur, hein !), les moches, mais également que machine est cocue, que trucmuche a quitté son mari après 20 ans de vie commune, que l’autre se retrouve seule avec ses trois mioches car le papa est parti avec l’ancienne stagiaire après trois ans de tromperie ou encore nous nous racontons comment notre pote supporte sa chimio.

Car en avançant dans la quarantaine on ajoute à tout le reste les maladies, souvent cette cochonnerie de crabe. Alors nous composons dans nos vie de femmes, parfois de mères, on s’écoute le moins possible et on avance, gérant cette sale période, car forcément ça s’arrêtera, ça ira mieux demain, ça doit être vrai Annie Cordy le chantait…

Foutaise, quand on met, ne serait-ce que le bout d’un doigt dans l’engrenage de ce que les gens « heureux » nomment « une mauvaise passe », on ne sait jamais quand on en sortira. Ce genre d’événement, qui vous met à terre, fait ressurgir tellement de choses du passé que vous devez, en plus de la gestion du chagrin du moment, composer avec des souvenirs qui viennent titiller votre inconscient, qui lui, travaillant en silence, vous empêchera de vous relever ou du moins vous mettra des bâtons dans les roues, de la glue sur les genoux, des cailloux dans le sac, vous ajoutant une tonne pour s’assurer que vous resterez face contre bitume, avouez qu’il y a mieux comme soin du visage.

Mes 5 ans d’expérience dans cet univers impitoyable de la quarantaine m’ont soufflé d’oublier les bonnes résolutions du premier janvier. Alors espérons tout simplement que tout ne se passera pas trop mal, que nos enfants iront bien, nos familles aussi et que les gens qu’on aime passeront la meilleure année possible, puis que ceux qu’on aime pas morflent un peu à leur tour (ben ouais, plus toutes jeunes, mais humaines !).

Alors, je ne vous servirai pas de « Bonne année », pas de « Bonne santé », pas de « Cette année tu rencontreras l’amour » ou encore « Cette année tu trouveras le job de ta vie » et tous ces vœux idiots qui ne changeront rien. Car nous, les personnes avec des problèmes de santé, qui ne se règleront pas grâce à vos vœux et qui en bavent toute l’année, pas que le 1er janvier ; les personnes sans amoureux, parce que ça ne se trouve pas au supermarché, ni sur le chemin de l’école, ni sur un site quelconque (même si certains on fait des rencontres par l’un de ces biais) et que ce ne sont pas vos « T’es mimi tu trouveras facilement » qui font avancer le schmilblick ; ou encore celles qui cherchent un job depuis des mois, quand ce n’est pas des années, et bien nous (je parle pour une bonne partie de mes quadras favorites hein, pas toutes non plus) on a tout simplement envie de répondre « Ta gueule ! Mais bonne chance quand même ! ».

Alors bonne chance, que la vie soit la plus douce possible, profitez des jolis instants, ils vous aideront à vous accrocher si l’année vous en réserve de moins beaux, profitez des gens que vous aimez, vous pouvez les perdre d’une façon ou d’une autre, profitez tant que votre santé vous laisse faire tout ce que vous voulez.

En résumé : Aimez ! Profitez ! Osez ! Mais surtout Bonne chance !!!

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