Au secours, j’ai perdu ma famille «normale» !

21 Juin

 

Au secours, j’ai perdu ma famille «normale» !

 

De nos jours, il est courant de divorcer, se séparer, voilà, hein, un couple de plus un pouce de plus aussi, pouce vers le bas, on arrête le couple, parce qu’on espère un pouce vers le haut, en avant vers une nouvelle vie.

 

Et parfois, ça arrive, mais jamais sans heurts, sans hauts et sans bas, sans difficultés, sans réajustements. Des réajustements parfois drôles, d’ailleurs, quand on peut prendre suffisamment de recul pour voir le meilleur, parfois. Et parfois, aussi, on voit juste le pire et on se demande où est le rire.

 

Moi, j’ai divorcé il y a déjà longtemps, 15 ans environ. Si j’ai décidé d’écrire un peu régulièrement sur ce site, c’est que je salue la démarche de son fondateur, Charles Grossrieder, qui a voulu être constructif – et pas que pour lui – dans une situation difficile. Parents divorcés, enfants déchirés, il a voulu mettre son expérience au service des autres. Et moi, je trouve ça magnifique, comme idée. J’y souscris. J’y souris.

 

Et comme j’ai une certaine capacité à retranscrire les maux en mots, j’ai décidé de mettre ma plume au service des brumes qui parfois nous assaillent quand on divorce. Je viendrai donc régulièrement vous donner des nouvelles d’histoires de vie que je rencontre. Des histoires touchantes, vibrantes, navrantes, marrantes.

 

Bien sûr, rien de plus courant que de divorcer, on le disait d’entrée de jeu. Bien sûr cela fait mal, même si on se vante parfois que tout se passe super bien – et tant mieux – avec l’ex. Cependant, est-ce tout de suite le cas, si on est vraiment honnête avec soi-même ? Il y a autant de divorces que de personnes bien sûr. Et certaines constantes toutefois. On était une «famille normale» et voilà qu’on devient un couple divorcé. A nos propres yeux, ce n’est pas toujours simple. Entre soulagement d’une vie plus ajustée à «qui on est»,  paniques de se retrouver seul-e avec des enfants «à charge», bonjour le fardeau, j’y reviendrai dans un autre article…, blessures de l’enfance qui ressurgissent et auxquelles il faut faire face sans oublier de préparer le pique-nique pour la journée sportive du plus jeune, ou du plus âgé, on n’a pas beaucoup de temps, en tant que parent, pour se retrouver avec soi-même, pour faire le deuil d’une histoire d’amour, faire le deuil d’une construction à deux à laquelle est venue s’ajouter une ou plusieurs petites vies qui poussent à nos côtés…

 

Et ces petites vies qui poussent, hé bien, il faut s’en occuper seul-e, même si l’autre conjoint fait lui aussi sa part. Mais on ne partage plus, dans le quotidien, la complicité d’une dent qui est tombée, de la consolation d’un petit genou écorché – ffff, il est parti le bobo, tu vois, il vole là-bas vers les nuages…

 

Mon propos est donc d’enchanter ce site de petites histoires de vie qui nous arrivent à tous, à l’un comme à l’autre, et, ayant vécu moi aussi dans ma chair les affres et les bonheurs d’une vie de parent divorcé, je vais partir à l’écoute, tel un léger papillon, des histoires des uns et des autres pour mettre de la douceur dans le cœur de tous les adhérents à ce merveilleux site.

 

Et si vous appréciez, hé bien cela m’encouragera à vous raconter plein d’histoires pleines d’âmes… les âmes des parents, les âmes des enfants, les âmes des nouveaux conjoints… Comment faire de cette blessure de la séparation un cadeau ?

 

C’est toute la question, dirait Shakspeare en soupirant…

 

A bientôt !

 

Christine Camporini

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